Parmi les hommes et les femmes qui ont et continuent à travailler la mémoire et la culture amazighes : Helene Hagan. Des origines kabyles et Catalanes, née au Maroc, Helene Hagan se consacre ces dernières années à tout ce qui touche à l’histoire des Imazighens. Des travaux de recherche, des programmes télévisés et un livre, autant de réalisations dirigées par Madame Hagan.
Contactée par Kabyle.Com, Helene répond avec sincerité à nos questions.
•Dr Hagan, pourriez-vous vous présenter aux lecteurs de K.Com ?
Je suis née au Maroc, et j'y ai passe toute mon enfance et adolescence.
Je suis venue aux Etats-Unis en 1960 en étudiante universitaire. Je suis maintenant citoyenne Américaine, mère de trois enfants, et grand-mère depuis une dizaine d'années. Professionnellement, j'ai obtenu une Maîtrise de la Faculté de Lettres de Bordeaux en Littérature Anglaise et Civilisation Américaine (1969), une Maîtrise en Littérature Française de Stanford University, Californie en 1971, et j'ai un troisième diplôme universitaire d'Etudes doctorales en Anthropologie Psychologique octroye par l'Université de Stanford, Californie en 1983.
•Pour quoi vous vous intéressez au peuple berbère ?
Je ne peux pas dire que je "m'intéresse au peuple berbère" comme si c'était un sujet intéressant. Nous parlons de mes racines, de mon pays d'origine, de ma vie entière.
Pourquoi ne m'intéresserais je pas a ce qui a forme l'être que je suis, m'a donne naissance, et constitue les données historiques et culturelles de base de mon existence?
•Vous etes né au Maroc, vous y avez fais vos études ... ?
Mes études ont commence a l'école élémentaire de l'dal a Fez, puis au Lycée Lalla Aicha a Rabat.
A la suite d'une réussite au Concours d'Entrée à l'Ecole Normale d'institutrices à Rabat, j'ai obtenu une bourse d'Etat de mérite pour continuation d'études.
J'ai fait une année d'études à Toulouse en préparation a l'Ecole Normale de Fontenay-aux-Roses, puis je me suis inscrite a la Faculté de Bordeaux.
Je suis rentrée au Maroc en cours d'année et j'ai passe mes deux premiers certificats de licence d'Anglais a Rabat.
J'ai termine ma licence en Anglais en fait a San Francisco, dix ans plus tard en 1969, par écrit, avec un examen oral de jury a Bordeaux.
Avec cette maîtrise, j'ai continue mes études en philologie et lettres Françaises a Stanford, en Californie, et plus tard, j'ai poursuivi une licence en psychologie et des études doctorales en Anthropologie a la même université.
•L’un de vos parents est kabyle ... ?
Ma mère et ma famille maternelle proviennent de Kabylie, de Dellys et d'Alger. Mon grand-père maternel émigra au Maroc seul, après la première guerre mondiale, et fit ensuite venir son épouse et ses six enfants.
Ma mère grandit au Quartier des Roches Noires à Casablanca.
Mon père a quitte son village natal de Prats-de-Mollo (Pyrénées Orientales) et il est arrive au Maroc a l'age de 19 ans, ou il fut adopte par un Amazigh a Marrakech, le seul grand-père que j'ai vraiment connu.
Grand-père Mustapha a vécu avec nous depuis ma plus tendre enfance a Oujda jusqu'a l'age de dix onze ans a Fez, et il a eu une influence énorme sur mes premières connaissances.
•Avez vous conservé des souvenirs de la Kabylie ?
Non, je suis née et j'ai grandi au Maroc, à Oujda, à Fez et enfin à Rabat.
Dans mon enfance, j'ai visite l'Algérie en compagnie de ma mère, à un très jeune age, et je n'ai que quelques petits souvenirs familiaux.
Par contre, tous mes souvenirs d'enfance et de jeunesse à l'intérieur du Maroc sont très clairs, a partir de l'age de 4-5 ans.
•Comment jugez-vous la revendication amazighe en ce troisième millénaire ?
C'est une juste cause, malheureusement assez méconnue dans le monde, surtout le monde anglo-saxon, et qui a besoin de continuer a se manifester sur tous les plans.
La formation d'organismes a l'échelle internationale a apporte de nouvelles dimensions a cette lutte.
•A-t-elle fait des avancées ou... ?
Oui, d'énormes avancées dues au développement phénoménal d'informations et publications de toutes sortes, de sites internent nombreux, et d'une floraison d'associations culturelles au cours des dix dernières années.
Je rencontrais encore il y a quelques années des Kabyles qui n'avaient aucune idée de l'ampleur des traditions Amazighes au Maroc, par exemple.
Ce n'est plus le cas, je pense.
•Quel est votre opinion sur la situation en Kabylie ?
La situation en Kabylie est une tragédie de très graves proportions qui concerne tous les Algériens, qu'ils en soient conscients ou pas.
Certainement, les yeux de la presse internationale doivent être ouverts sur les événements qui s'y déroulent, pour diffuser toute information possible sur le combat identitaire en cours, les revendications d'un peuple entier, les mesures oppressives et la politique meurtrier du régime contre ce mouvement, enfin sur la réalité des conditions sociales et économiques de l'Algérie et surtout de la Kabylie.
Notre tache est de mettre fin au silence de la presse Européenne et Américaine sur cette lutte.
•Pensez vous l’émergence de mouvements comme celui des Aarchs est une évolution positive ou plutôt un phénomène de renfermement et replis de la Kabylie sur elle même ?
Le mouvement citoyen est une des composantes les plus importantes du combat identitaire et civil de la Kabylie.
La comite des Aarchs est une continuation historique des assemblées locales de gouvernance traditionnelle.
Il m'est arrive d'entendre certains propos qui dénigrent les fondations traditionnelles Amazighes au profit des modèles de démocratie provenant de l'extérieur, issus de la pensée Européenne, par exemple, comme si cette pensée était supérieure a la sagesse et l'efficacité des modèles traditionnels d'Afrique.
Il advient quelquefois que lorsque un individu devient avocat ou professeur a l'école Française, il lui arrive de dénoncer toute représentation de l'Amazighité sous son coté rural et traditionnel.
Il ne voudrait pas que l'image de l'Amazighité soit représentée comme si c'était une image folklorique qui amoindrit les capacités intellectuelles et les accomplissements divers des Imazighen dans tous les domaines de production artistique, culturelle, et sociale.
Moi, bien au contraire, et je donne ici mon humble opinion, je pense que ce sont ces origines mêmes qui détiennent toutes les cartes, psychiquement et moralement.
C'est à partir même de ces traditions, les vraies racines, qu'un certain renouvellement peut se faire.
J'ai vécu cette expérience parmi les Indiens des Etats-Unis.
Le combat est sorti des villes, et des jeunes éduquent dans les villes, mais ils ont été pris en main par les traditionnels des réserves, qui ont pu donner au Mouvement Indien son inspiration spirituelle, ses forces, et en fin de compte, une nouvelle dignité d'identité Indienne.
Il faut revaloriser les institutions et les coutumes que la pensée coloniale s'est acharnée à diminuer, et ne pas adopter une manière néo-coloniale de penser, celle qui vise à glorifier l'intellect Européen et à défigurer l'image du "natif".
Dévaloriser les montagnes et les coutumes montagnardes, de Kabylie ou de l'Atlas, c'est faire preuve d'une pensée destructive à l'essentiel de notre culture en somme.
•Que pensez vous des propos de Camille Lacoste Dujardin qui parle du "danger des traditions des traditions montagnardes " (paru dans la revue Hérodote de Novembre 2002) ?
Je vous renvoie à ma réponse précédente qui qualifie une telle pensée d'étrangère et imposée de l'extérieur.
C'est un regard dévalorisant sur des traditions millénaires qui doivent être protégées, car essentielles à la vitalité de notre culture.
Il est essentiel de rejeter une telle pensée, et de redevenir fier de ses montagnes et de ses traditions montagnardes.
Elles sont fortes.
•Votre père est catalan, pensez vous que les peuples amazigh doivent s’inspirer de la catalogne dans leurs méthodes de revendication identitaire ?
Le Catalan a maintenu une identité de base, refusant l'assimilation a l'Espagnol ou au Français, et comme l'on dit en Catalogne, le Catalan est très têtu.
Il a ce trait en commun avec les Imazighen.
Quant aux méthodes de combat identitaire, si cela nous réfère à l'insistance sur l'essentialité de la langue en tant que véhicule du social et de l'historique, le Catalan s'est accroche et a obtenu gain de cause.
En cela, oui, ce serait une sorte de combat a émuler.
•Comment expliquer vous le succès de la catalogne tant dans le domaine culturel/identitaire que sur le plan économique ?
Ce succès est peut être du au caractère essentiel du Catalan: fierté de ses montagnes et de ses traditions, fierté de sa langue unique, et une capacité extraordinaire de l'imagination créative, qui sert a refouler les apports culturels provenant de "l'étranger."
Oui, on a souvent dit que les Catalans étaient des paysans bourrus difficiles à franciser par exemple.
Mais cette attitude de méfiance envers les "envahisseurs du Nord" a beaucoup servi à la conservation d'une identité millénaire.
Economiquement, le pays est naturellement riche, en pêche, en chasse, en vignobles, en fruits et légumes, et en sites attirant le tourisme de nos jours.
L'industrie textile, par exemple, basée sur une économie domestique qui a été développe plus industriellement, et de nos jours l'informatique, ont ajoute a ces richesses naturelles.
•Dans quel cadre effectuez-vous vous vos recherches ?
J'ai travaille pendant des années en tant que consultante du Mouvement Indien aux Etats-Unis, et j'ai vécu pendant plus de trois ans sur une réserve Indienne dans le Dakota du Sud, chez les Oglala Lakota (Sioux) de Pine Ridge.
La, avec l'assistance de jeunes et des conseils traditionnels des Anciens, j'ai formule et dirige un Projet d'Identification Visuelle de Photos prises entre 1875 et 1940 qui identifiaient les hommes mais non les femmes et les enfants de ce groupe.
Le résultat de ce Projet a été une Exposition ambulante en quatre parties ou motifs, qui voyage a travers les musées de parcs nationaux et écoles aux Etats-Unis.
Cette Expo a même parue pendant quelque temps a la Rotonde de Washington D.C., le Hall de l'Assemblée Nationale Américaine et a suscite de très bons commentaires.
Depuis, j'ai concentre mon travail sur la formation de partenariats avec groupes dits "indigènes" aux Nations Unies, et en liaison avec certaines associations culturelles Amazighes, pour créer un réseau d'information sur le mouvement Amazigh d'Afrique du Nord et des pays du Sahel.
"Tazzla" est membre de C.A.I.D.D.H, Coalition Amazighe Internationale pour la Défense des Droits Humains, membre de P.I.P.E, Partenariat de Peuples Indigènes pour l'Environnement, partenaire officiel de OVD (Vie et Développement) TEDHILT, une ONG Tuaregue du Nord du Niger, et partenaire de Timbuktu Heritage Institute du Mali, une organisation Amazighe pour la préservation des anciens manuscrits de Tombouctou. Je suis aussi membre du Comite de Directeurs d'A.C.A.A., notre organisation nationale officielle aux Etats-Unis, Amazigh Cultural Association in America.
Je travaille toujours avec International Indian Treaty Council (ONG Ameridienne aux Nations Unies) et aussi a l'occasion avec Tamaynut, reseau associationnel Amazigh au Maroc.
Un de leurs membres, Ahmed Lachgar est Conseiller pour Tazzla Institute.
•Parlez nous de cette association « Tazzla » ?
J'ai fondé Tazzla Institute for Cultural Diversity (une organisation dite charitable et educationelle, sans-profit,) en 1993 et c'est à travers cet Institut et ses projets que j'ai commencé un travail principalement d'informations audio-visuelles et écrits sur le mouvement Amazigh.
•Comment aider « Tazzla Institute » ?
De plus amples informations sur les Projets de Tazzla Institute sont disponibles sur le site URL http://www.tazzla.org où sont décrits en détail, par exemple, le Projet Hydraulique des Touaregs de l'Air, et leurs Ecoles du Désert.
La, vous trouverez également l'adresse de l'organisation, ou toute aide, soit pour Tazzla, soit pour les Ecoles du Désert de l'Air, peut être envoyée.
Tous les quelques mois, nous envoyons un certain montant modeste a ces écoles pour l'achat de chèvres, la construction de puits d'eau (très urgente) et autres besoins pressants pour abriter et nourrir les élèves de familles nomades qui sont pris en charge dans ces écoles crées par l'organisation OVD TEDHILT présidée par notre grand et cher ami, Issyad Ag Kato, militant Amazigh, ancien combattant de la résistance de l'Air, et un des organisateurs de la Flamme de la Paix au Niger.
•Pourriez vous nous donner des détails ces "anciens manuscrits de Tombouctou" ?
Des milliers de manuscrits précieux, écrits par des érudits de Tombouctou a l'ère de la floraison de cette Université, et datant de plusieurs siècles, sont restes dans les mains de familles Touaregs du Nord du Mali.
Les érudits de cette époque firent des copies de leurs manuscrits qui restèrent dans les mains de leurs familles, certaines très belles et ornées de calligraphie de toute beauté.
Ces manuscrits ont été passes de main en main d'une génération a une autre dans ces familles. Apres des siècles, ces manuscrits sont devenus fragiles et sont en risque de disparaître.
Les intempéries du temps et le manque de mesures de conservation en ont fait un patrimoine extraordinaire en danger.
Le Mali s'est inquiète de cet état de choses, en plus du fait qu'un marché noir international de plusieurs années a également affecte ce patrimoine précieux.
Pour les préserver, le Mali a institue un projet de Bibliothèque (Ahamed Baba) avec l'aide d'UNESCO et de quelques chercheurs internationaux.
Toutefois, jusqu'a présent, aucune autorité et aucun responsable universitaire ou international n'a prêté attention a la provenance Touarègue (Amazigh) de ces manuscrits qui sont détenus par des familles Touarègues, et dont les auteurs ont souvent été des Kel Tamasheq (la liste d'auteurs indique 50% de noms avec la particule "Ag" - fils de, en Kel Tamasheq -).
De plus, ces manuscrits peuvent être divises en deux catégories, les traites scientifiques, mathématiques, philosophiques, et théologiques, d'une part, (principalement des textes Islamiques) et les documents traitant de la vie de tous les jours dans les oasis, sur le commerce trans-Sahara, etc..
Ces derniers sont d'une valeur extraordinaire pour l'histoire et la culture Amazighes.
L'intérêt que Tazzla Institute porte a ces documents est de sauvegarder la représentation Amazighe au niveau des recherches, de la traduction, et du projet de préservation.
Enfin, le Projet de l'Héritage de Tombouctou sur lequel nous travaillons spécifie que le travail de restauration et de préservation doit être dans les mains des Touaregs de la population locale a tous les niveaux.
Nous travaillons avec Mr. Issa Ag Mohammed, Président de « Timbuktu Heritage Institute » du Mali et de Californie, qui est natif de la région et sous le mandat du Cercle des Erudits, du Maire, et de l'Imam de Tombouctou.
Ultimement, c'est aussi un projet qui pourrait assurément aider un peu a l'économie locale des groupes Touarègues démunis ou en chômage, tout en sauvegardant le plus précieux de leur passe.
•Qui vous supporte dans cette noble entreprise ?
Si j'ai une aide essentielle et énorme, c'est de la part de ma famille et certains amis, qui croient en mon travail et contribuent à maintenir le petit budget de l'Institut. Ca et la, j'ai pu obtenir quelques fonds minimes pour un projet ou un autre, et maintenir ma production de programmes de télévision.
En particulier, depuis 1995, j'ai crée, produit, édite, et montre a la télévision plus de quarante demi-heures de programmes, les uns sur les Indiens de Californie, les autres sur des questions de l'environnement, et toute une série sur la culture Amazigh du Maroc,"Tamazgha, Berber land of Morocco," avec quelques programmes sur l'identité Amazigh en général, deux célébrations annuelles de Tafsut Imazighen (Amazigh Spring) en 1998 et 1999 a San Francisco, et maintenant l'ébauche d'une nouvelle série télévisée intitulée "The People of Tamazgha" (Les Gens de Tamazgha.)
•Comment se procurer ces programmes vidéo ?
Vous trouverez, dans le site Tazzla (http://www.tazzla.org) sous la rubrique "Boutique" la liste de programmes vidéo que vous pouvez acheter.
•Vous vous intéressez plus particulièrement aux berbères d’Égypte ?
Non pas vraiment, au départ. C'est tout a fait accidentel! Un samedi en 1999, par hasard, j'ai rendu visite a un Musée de Los Angeles, et j'ai assiste a une conférence sur les Momies du Désert de Libye. J'ai été sidérée par les inexactitudes présentées a l'audience Américaine sur l'origine de ces momies (ou l'absence d'informations sur les origines probables, c'est a dire "Libyennes") et j'ai fait part de mes inquiétudes sur « amazigh-net », un forum international.
J'ai reçu beaucoup de réponses, et en particulier des encouragements de la part de collègues d'écrire quelque chose a ce sujet, ce qui m'a conduite a faire des journées, des semaines, des mois (et maintenant quatre ans) de recherches sur l'archéologie, l'art rupestre, la préhistoire et l'histoire de la vallée du Nil, de l'Est de la Libye et toutes les Oasis de la région Ouest du Nil.
J'ai entrepris le déchiffrage de l'écriture hiéroglyphique, dans lequel j'ai avance petit a petit. Finalement, avec l'aide extraordinaire de collègues qui sont des linguistes Amazighes distingues comme Dr. Hassan Ouzzate (a l'époque d'Ibn Zhor Université a Agadir, et Professeur Mohammed Chafik de l'Académie Royale au Maroc- qui a été récemment nomme Directeur de L'Institut Royal d'Etudes Amazighes a Rabat -et Dr. Tufiq Iheddaden Mostefaoui , un astrophysicien Kabyle aux Etats-Unis, j'ai publie un petit livre intitule "The Shining Ones, An Etymological Essay on the Amazigh Roots of Egyptian Civilization," en 2000/2001.
Pourriez-vous nous en parler avec plus de détails ?
Tout d'abord, c'est le premier livre en Anglais publie aux Etats-Unis par un(e) Amazigh, sur la culture Amazigh.
Le sujet est la démonstration principale d'un symbolisme Egyptien archaïque (néolithique) qui a donne lieu a des siècles de traditions spirituelles et sociales en Egypte Ancienne, c'est a dire celle des dynasties pharaonnes, et qui a des affinités extraordinaires et incontestables avec la préhistoire du Sahara, de la Libye et de l'Afrique du Nord.
Le lien est établi a partir d'une recherche très suivie de l'archéologie de ces régions qui donne un nombre de données communes, et de l'art rupestre qui révèle des motifs identiques.
Ensuite, en ce qui concerne ma méthode de recherches, je me suis penchée pendant des heures innombrables sur un "Dictionnaire Géographique de l'Egypte" publié en 1879, qui est un travail gigantesque du chercheur très connu Heinrich Brugsch publie en Français, en conjonction avec d'autres textes et nombreux ouvrages historiques, et des inscriptions en hiéroglyphes des textes pyramidaux (les plus anciens); j'ai fait des listes de termes de faune, de flore, de lieux géographiques et sites religieux dits "archaïques," "obscurs" et "d'origine barbare."
Ce sont les listes que j'ai fournies à mes collègues pour élucider certains principes linguistiques et des rapprochements avec le Tamazight, Tachelhit, Tamasheq ou Kabyle moderne.
C'est la que certaines données ont été très impressionnantes....
Pour ne fournir qu'un exemple parmi de nombreux exemples très intéressants, le miel en Egyptien archaïque était appelle "Tammnt," le mot en existence aujourd'hui en Afrique du Nord pour ce produit d'une antiquité incontestable.
Toute la civilisation Egyptienne et le trône Egyptien étaient sous l'égide de l'abeille.
Entre parenthèse, l'abeille était le symbole de la Grande Déesse Primaire, Neith, clairement identifiée comme étant la Déesse Mère et Grand-Mère de tous les divinités, née a Tritonis en Libye, une déesse dite "Libyenne." Son symbole, l'abeille, est attache a la couronne de l'empire égyptien et a tous les pharaons pendant des siècles: ces pharaons se nommaient tous "fils de l'abeille" et régnaient sous la tutelle de Neith. Voila un grand symbole.
Mais je ne vous donne ici qu'une toute petite fenêtre sur la foule de détails symboliques reliant la civilisation Egyptienne a ses souches d'Afrique du Nord. Les croyances de base, la cosmologie, le culte des ancêtres, les noms de lieux sacres archaïques (Taouz, Siwa,Tamazer, etc..) ont des parallèles surprenants avec les coutumes Amazighes et la géographie du Sahara et d'Afrique du Nord (lorsque les noms ne sont pas Arabises, bien sur).
Il y a en particulier un trait symbolique que je retrace depuis l'origine préhistorique et néolithique de la Vallée du Nil, le geste des orants avec les bras levés, le geste sacre de l' Egyptien dit "Kha," et "Aza" le symbole Amazigh que nous connaissons tous.
Je fais le trace a l'aide de documents précis, et d'illustrations, depuis le néolithique Egyptien jusqu'a l'iconographie moderne Amazighe. La continuité a travers des siècles de ce geste traditionnel et sacre dans le symbolisme Egyptien et celui d'Afrique du Nord est impressionnant.
•Y aurait-il un lien entre les berbères d’Égypte et les Coptes ?
Les Coptes sont des populations Egyptiennes en grande partie de l'Ouest de la Vallée du Nil qui adoptèrent la religion chrétienne.
Etant donne que cette région était indéniablement Libyque a l'origine, mais a l'ère chrétienne probablement mixte, il est difficile de déterminer la relation exacte entre "Berbères" (identité culturelle) et "Coptes" (identité religieuse.)
De plus, les Coptes semblent avoir figé une langue déjà très lointaine de l'Egyptien classique et certainement de l'Egyptien archaïque.
Le Grec a supplante l'Egyptien dans certaines couches de la population, après l'arrivée d'Alexandre le Grand et la lignée des Pharaons Grecs, les Ptolémées.
Je voudrais ajouter ici, en une sorte de parenthèse, que certains Egyptiens contemporains, comme Dr. Zahi Hawass, archéologue de renommée mondiale, et certains de ses collègues du Caire, parlent constamment de leurs ancêtres les Egyptiens.
Hors, ces personnes sont d'origine Arabe, descendants des envahisseursArabesdu VIIe siècle, et donnent vraimentune fausse impression à l'échelle internationale, d'être les héritiers légitimes de la civilisation Egyptienne antique.
Mais cela est très, très faux.
Les coutumes Arabes n'ont absolument rien à voir avec les coutumes d'Egypte ancienne.
Chaque fois que l'un(e) d'eux mentionne cet héritage, ou cette continuation de moeurs et coutumes de l'age pharaonique a l'ère Arabe contemporaine, je frémis, car c'est absolument imaginaire et faux.
•Où peut-on trouver les Imazighens en Égypte ?
Sans aucun doute, l'oasis de Siwa.
Pour moi, et pour certains de mes collègues Amazighes, cette oasis parait être un centre Amazigh de grande antiquité et à une époque très archaïque, voir même le centre de toute autorité religieuse.
Il reste un travail énorme a faire autour de Siwa et de ses environs. C'est de son oracle que provenait toute légitimité au trône de l'Egypte, a travers les prêtres d'Amon.
Le Pharaon d'Egypte recevait le nom de fils d'Amon durant l'ultime cérémonie de coronation, avant d'être présente au peuple. Ce titre lui était donne par les prêtres d'Amon.
La croyance Egyptienneétait que le Pharaon devait être physiquement le descendant du Dieu Amon et le symbolisme de cette cérémonie lui donnait cette filiation directe par son symbolisme.
Or, si l'on rapproche l'origine Libyenne de cette divinité Amon, et le nom de fils d'abeille (déesse NT, dite "Libyenne") qui fait partie du nom royal, ainsi que la nécessite de transmission directe ou symbolique de cette descendance, avec le culte prononce d'ancêtres lointains, l'origine Libyenne d'Afrique du Nord est abondamment claire.
Les Grecs appelaient les Siwan "Amonnoi." L'origine du mot "Siwa" est Amazigh, ayant trait a l'oiseau de proie, la racine "SW" est très distinctement apparenté au Tamazight"aswu"(cigogne) et "aswwan" qui désigne un petit oiseau de proie. L'oiseau de proie fut le symbole premier de l'autorité ancestrale de cette oasis ou le culte d'Amon semble avoir eu ses origines, et de certaines traditions religieuses égyptiennes.
J'ai aussi appris durant cette étude que le mot 'Anoobish" en Siwan moderne signifie "roseaux." Le thème des roseaux est essentiel à la compréhension du mythe d'Isis et Osiris, du paysage mythologique et de la cosmologie Egyptienne. C'est un thème lie a toute la mythologie dite "Osirienne," dont la divinité qui préside a l'entrée dans ces lieux est "Anubis."
Il faut noter ici que les termes "Isis," "Osiris," et "Anubis" sont des termes grecs, donc plus récents.
Osiris était la divinité connue sous d'autres noms plus Amazighes, "Aser, Azer, Azir, Aziri".
On peut ici rapprocher sans nul doute les rites d'Anzar de cette grande divinité, Azer, que les Egyptologues estiment être très archaïque. En effet, "AZR" est une composante de "A" (homme, particule masculine) et Djer/Ser/Zer/Zir/Ziri (ZR: "roseau" ou "tige fragrante," au centre du mythe reliant lune, eau et végétation) très proche - étymologiquement et par son sens symbolique - de "Anzar." (A-N-ZR. )
Une autre preuve de continuité d'esprit et de pensée provient de l'ère Romaine. J'ai écrit un article a ce sujet, publie aussi dans Amazigh Voice aux USA. Le grand Philosophe et Auteur Apulée, un Amazigh natif de Madauros, qui a écrit en Latin, (Métamorphoses, L' Ane d'Or) était un adepte et prêtre des Mystères d'Isis et Osiris.
A l'époque Romaine, le culte de ces divinités était très répandu en Afrique du Nord et avait un aspect Africain très ancien.
J'espère pouvoir développer ce thème "Libyen" de l'origine de certaines divinités Egyptiennes dans un prochain livre.
• Quel est Le statut des Berbères d’Égypte ?
L'Oasis est parait-il très pauvre. Je ne pense pas qu'il y ait aucune considération pour l'ethnicité et les droits des Siwans sous le régime Arabe d'aujourd'hui.
Les Siwans parlent une forme de Tamazight.
•Y a t’il un rapport quelconque entre les Imazighen d’Egypte et des Îles Canaries ?
Un très, très grand rapport.
Récemment, une équipe archéologue de Britanniques et de Canariens ont entrepris de rapporter les similitudes du procède de momification chez les Guanches des Iles Canaries et chez les Egyptiens.
Le documentaire arrive essentiellement aux mêmes conclusions que les miennes par l'intermédiaire d'une étude sur les détails identiques de momification, l'art rupestre, et le symbolisme de cet art commun a certains sites Guanches et sites d'Afrique du Nord et du Sahara.
Ils vont chercher la clef du mystère liant les Guanches aux Egyptiens dans le désert du Sahara, non loin de Taouz,(frontière du Maroc et de l'Algérie) un endroit que j'ai moi même visite et qui a eu un effet énorme sur moi.
Je recommande ce documentaire (Les Momies Guanches) qui a déjà paru a la télévision Française(NDLR:diffusé sur la chaine par cable planete).
•Ces recherches semblent faire apparaître des liens entre les techniques de momifications des anciens égyptiensetdes Guanches des îles canaries, Cela vous semble donc crédible ?
Je suis en complet accord avec cette hypothèse pour plusieurs raisons citées ci-dessus.
Je suis ravie que ces travaux confirment des hypothèses avancées indépendamment dans mon ouvrage un an avant, par un autre acheminement de pensée.
Les résultats convergent vers les mêmes conclusions.
•Vous avez écrit un livre "The Shining Ones". Que signifie le titre ?
Le titre de mon livre relève du vocabulaire du "Livre des Morts" qui est une série de textes hiéroglyphiques très anciens, décrivant les péripéties spirituelles du voyage qui mène chaque défunt le long d'un chemin initiatique jusqu'asa transformation en "étoile."
Les aïeux, qui sont supposes être la source de toute sagesse et connaissance, sont des êtres "illumines" ("étoiles" ou "astres").
Tous les rites et toutes les prières du Livre des Morts, le livre sacre de cette mythologie égyptienne de l'« après-vie », accompagnent la transformation de l'être qui émane du corps inanimé, en oiseau libre.
Cet être transforme dans l'apres-vie devient comme une source libre de lumière, d'ou le nom de "Shining Ones" (ceux qui émanent la lumière, qui brillent).
Le terme désignait les ancêtres des temps lointains, que le récent mort allait rejoindre dans l'éternité du ciel maternel étoile.
Je vous donne ici une explication assez brève d'une très belle conception du trajet de l'âme noble survivant la durée ephemerale du corps.
Essentiellement, les ancêtres vénères sont les "lumières" et le but est de les joindre et de devenir soi-meme une lumière.
Ces êtres "illumines" sont aussi les ancêtres lointains qui vivaient autrefois dans leurs cavernes de cristal.
Cela en dit long quant aux origines, d'autant plus qu'il existe toute une série de cavernes en Afrique du Nord ou des rites très anciens ont survécu pendant des millénaires, et dont toutes les indications démontrent leur parente avec ceux des Egyptiens archaïques.
•Qu’est ce qui vous a amené à écrire un tel livre ?
Une recherche qui a commence avec quelques éléments et m'a fortement passionnée.
Ce fut une découverte à chaque pas.
L'idée n'est vraiment pas venue de moi.
On m'a demande d'écrire un article au sujet des Momies du Désert de Libye, et cet article a été publie dans "Amazigh Voice," le journal de notre association (ACAA).
Cela m'a conduite a vérifier certains détails et a lire tout ce que pouvais trouver a ce sujet, et une époque de recherches dont les résultats étonnants m'ont pousse a rédiger un essai qui est devenu un livre.
•Les anciens égyptiens seraient donc berbères .... ?
De plus en plus, en effet, certains chercheurs commencent a arriver a cette conclusion.
Il faut faire très attention, cependant, ici.
Nous parlons d'une époque très lointaine, du temps ou certains groupes du Sahara, au moment de la désertification de cette région, ont émigre vers le Nord et l'Ouest, c'est a dire l' Océan Atlantique et la Méditerranée, et l'Est, c'est-à-dire la Libye et la Vallée du Nil.
La, ces groupes ont fonde la base néolithique de la civilisation Egyptienne.
Comme celle-ci fut essentiellement la constante élaboration de mythes primaires, on peut dire que cette civilisation doit beaucoup aux premiers habitants de la région, qui furent certainement une branche des "proto-Berberes."
La langue Egyptienne et le Tamazight, il est reconnu, ont une origine commune, et des racines proches en tant que langues Hamitiques, Afro-asiatiques, ou Africaines.
Peu de chercheurs cependant, étant donne leur formation Européenne ou Arabe, ont poursuivi les liens linguistiques et symboliques entre l'Egypte et l'Afrique du Nord.
Les hypothèses allaient toujours a l'Orient pour la question des origines de cette civilisation.
De nos jours, les recherches prennent un autre tournant et se penchent de plus en plus sur l'origine Africaine de cette civilisation.
La, ces chercheurs se trouvent face a face a l'évidence de la culture Libyque et proto-Berbere du Sahara et du Nord de l'Afrique.
Il faut souligner également ici que les Grecs avaient déjà indique dans leurs écrits que l'origine des dieux se trouvait en "Libye" (Les Grecs ont donne le nom de "Libye" a toute l'Afrique du Nord).
L'age des Titans est représente comme ayant lieu autour des montagnes de l'Atlas.
Et les premières divinités proviennent toutes des alliances et mariages entre ces divinités premières.
Le Jardin des Hespérides se trouve dans l'Atlas.
Par exemple, je voudrais parler un peu d'une coïncidence qui me préoccupe: Selon les Grecs, le premier homme dieu, celui qui a invente la presse pour fabriquer l'huile d'olive et le vin, qui a domestique le chien pour la chasse, et a enseigne au reste de l'humanité a domestiquer les abeilles pour obtenir le miel non sauvage, est ne également sur les bords du Lac Triton, non loin des montagnes de l'Atlas, c'est-à-dire dans la région de l'Ouest de la Tunisie et l' Est de l'Algérie, la région ou le Soleil s'est marie a l'Eau pour créer l'univers.
Les Grecs lui ont donne trois noms, l'un d'eux était Aristaios, l'autre Agreos. Je recherche tous liens entre les manifestations de ce "premier homme dieu" (Aristaios) avec la sanctitude des lieux et rites mortuaires de la région des Pyramides et grand centre religieux de l'Ouest de la Vallée du Nil, qui pour les Egyptiens étaient dénommes du nom sacre "R-ST-AU."
Je suis persuadée qu'il y a un lien étroit entre le complexe religieux Egyptien et la "Libye" des origines dans ce seul nom qui a pour racine dans les deux cas "R-ST".
C'est un travail d'hypothèse, qui est en cours.
•Quel sont les éléments qui vous permettent de faire un lien entre les anciens Egyptiens et les Imazighen ?
Les éléments fournis par l'archéologie; l'art rupestre; les noms de lieux archaïques, en particulier du Delta de l'Ouest, de la région du Fayum et des oasis de l'Ouest vers le désert de Libye; les textes funéraires sacres; et la formation de mots essentiels, c'est a dire des racines identiques de vocabulaire entre certains mots-clefs Egyptiens et le Tamazight ou Tamasheq modernes ...
Ma recherche dans ce sens n'est qu'une ébauche, et beaucoup de travail reste encore a faire, en étymologie, et dans le déchiffrement de pétroglyphes nombreux du désert et des oasis.
Je n'ai fait que le premier pas de défrichage.
J'ai eu le plaisir de recevoir pas mal de courrier provenant de jeunes dont les recherches vont dans ce sens la.
Cela est très, très encourageant.
La revue "Sahara" à récemment publie d'excellents articles se rapportant à ce sujet.
•Envisagez vous une version en français de ce livre ?
Des que je pourrais disposer de quelques semaines.
•Comment se procurer se livre ?
Le livre "The Shining Ones" peut être acheté électroniquement a Amazon.com, borders.com, barnes and noble.com, et XLibris.com.
Il y a un lien direct à XLibris.com disponible sur le site de Tazzla Institute (http://www2.xlibris.com/bookstore/bookdisplay.asp?bookid=12803).
• Quels sont vos projets pour l’avenir ?
J'ai déjà un monceau important de notes accumulées durant des mois de recherche plus approfondie sur l'importance de la Déesse Neith en Egypte et son origine en Afrique du Nord.
C'est le livre que j'aimerais écrire très bientôt.
•Le mot de la fin .... ?
Je remercie ceux et celles qui ont contribue au choix des questions qui m'ont été posées, et souhaite a tous et toutes le courage de longue haleine que toute lutte identitaire demande.
Le combat des citoyens et citoyennes Kabyles d'Algérie est observé de très près par les Imazighen du Maroc, qui le supportent et qui eux aussi poursuivent cette même cause juste et noble dans un autre contexte politique, mais avec des enjeux semblables: obtenir égalité de droits, liberté entière d'expression, et plénitude de citoyenneté dans une nation ou la diversité culturelle est non seulement respectée, mais valorisée.
Dr Hagan merci.
Azzedine Ait Khelifa, Djamila Addar pour kabyle.com
Forum
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique29 mai 2004, par allalje suis tres content de votre article,c’est pour la première fois que je vois un scientifique chercheur connais l’histoire des ancètres berberes,et fait des conclutions exacts sur les anciens culte berberes. madame vous etes merveuilleuse vous avez donner des explications exacts surtout sur : -1- les anciens égyptiens sont des berberes. -2-l’ame donne des lumières d’un passé tres profond. -3-l’ame rentre dans l’espace sombre et iconnu(passé tres lointain). -4-l’abeille était un symbole,ici meme dans notre térritoire avant d’etre en égypte. -5-l’ame rentre dans l’espace,en forme d’un oiseau(comme un méssagé).madame j’ai fonctionné ce système plusieurs fois dans mes recherches,et poutant je suis un simple artiste qui fait des recherches depuis vint-cinq années sur la DEESSE MERE-ARIS(ancien culte des ancétres berberes) ;je suis sur qu’il a existé dans notre pays(algérie) si vous voulez d’autres explications contactez-moi,à la fin je vous souhaite un bon parcour dans vos recherches merci -ALLAL-
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africamaat.com26 novembre 2003, par Sami
Bien le bonjour a tous. Egypte est en effet une civilisation Africaine et mème une civilisation négro-africaine car les egyptients comme en temoigne les fait et les auteurs de l’epoque ( herodote ect..)
http://africamaat.com/article.php3 ?id_article=22
http://africamaat.com/article.php3 ?id_article=129
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique28 juin 2003, par ITIJ
Sans vouloir entrer dans une quelconque polémique je vous prie de bien vouloir vous pencher sur les éthymologie des mots : AKVAYLI et ARAV.
AKVAYLI étant l’appelation autochtone de KABYLE
ARAV étant l’équivalent de ARABE dans la langue kabyle.
De ce travail sortira la lumière qui vous guidera vers le destin éternel.
Signé : ITIJ
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique16 juillet 2003, par Atlansen
L’étymologie de termes arabes connus, simplment prononcés à la manière kabyle, ne mènera à aucune lumière, encore moins à la tienne qui veut nous donner coûte que coûte une parenté indéfectible à l’arabité et islamisteté. Sur d’autres forum tu te "pseudonommes" AKVAYLI, tu insultes les Berbères et caches mal ta croupe suintente bien dégagée et réservée aux arabo-islamistes. Ceci n’est pas de nos valeurs. Je te l’ai dit, les "kavés" de ton éspèce ne nous mènent pas à la lumière, mais veulent nous faire préférer le trou, hachak. Si étymologiquement lumière et trou se confondent en arabe, tu es libre de l’interpréter ainsi mais loin de chez nous, très loin.. E....é va.
Atlansen obligé de grossierté devant un tel être grossier.
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique24 août 2003
ARABE ou ARAB mot en deux syllables, couper le mot en deux et vous avez la signification AR-AB
AR signifie en Arabe honte- pecher.
AB signifie papa-pere. ce qui signifie la honte du pere ou le pecher du pere.
Aux temps bibliques, epoque d’ABRAHAM lorsuque son fils legitime ISAAC sortait dehors avec son demi-frere ISMAEL , les deux jeune gens se bagaraient cruellement les gens leur demandaient de s’arreter de s’entretuer car ils sont frere ! Alors ISAAC leur repondait " non lui c’est le "ar-ab" la honte du pere.
Ismael est le fils qu’Abraham a eu illegitimement avec sa servante Haggar. Je vous laisse mediter
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MESSAGE DU MODERATEUR29 avril 2003, par Le Modérateur
Une fois de plus je constate une grave derive sur un sujet qui devrais preter a un dialogue courtois meme en cas de desacord.
A partir de maintenant tout mesages non signé (nom, prenom, adresse e-mail) sera automatiquement poubelisé.
Au malade qui harcele avec son "kvayel" si il n’est pas content il n’a qu’a creer qvayel.com ce nom de domaine est disponible j’ai verifier en attendant qu’il ne se fatigue pas aucun de ses message ne sera publié.
A Atlasen, je vous prie de bien vouloire me contacter a l’adresse suivante admins@kabyle.com, merci d’avance, amicalement.
Toutes nos excuses aux lecteurs agacé par ces querelles insecessantes.
Cordialement.
Le Modérateur.
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> MESSAGE DU MODERATEUR10 mai 2003, par Atlansen
Ouf, enfin, ce n’est pas trop tôt, la liberté d’xpression ne veut pas dire serpière expression. Le débat existe, les insultes à la censure, oui à la censure pour les grossiers stériles, la démocratie ne peut éternellement exposer un ventre mou. La Democratie, Republique ou Tugdut, cela se gère entre démocrates, et unis ils se doivent de "museler" le clapet des "parasistes". Même l’Europe ou les USA devraient définitivement prendre ce genre de mesures à l’encontre des chemises brunes.
Modérateur, je vous ai déjà contacté, à plusieurs reprises, sans réponse aucune de votre part. Cordialement.
Atlansen
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique19 avril 2003, par linda suissi
j’ai trouvé votre article trés interessant , neamoins j’ai remarqué que beaucoups d’interet est porté à la civilisation égyptienne ces dernières années et que beaucoups de courants et civilisations essaient de clamer leur appartenance a cette grande civilisation ( je pense a certain courant de gens de couleur en amerique du nord a titre d’exemple)
étant donne que je suis kabyle je voudrais savoir quand pouvont-nous parler réelement de lien entre cette civilisation et la notre . sur le plan linguistique le bèrbère et l’égyptien ancien ont la mème origine quand est-il des autres preuves de liens de parenté notamment en matiere d’architecture ?
j’espere recevoir une réponse de la part du Dr helen hagan e-mail docarti@ caramail.com je vous remercie et bravo à toute l’équipepour l’equipe .
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique19 avril 2003, par hadiraaux etats unis les universitaires et chercheurs en histoire ont une bonne connaissance de l’histoire des berberes. il suffit que je dise que je suis berbere pour qu’on me demande de preciser si je suis kabyle,tergui ou chaoui. Dr helene Hagan s’est rendu recemment aux etats unis. je suis sure qu’elle avancera beaucoup dans sa recheche car elle a sans doute trouve l’excaustif travail de ses aines.En 1996, un de mes enseignants d’anglais m’a surpris quand il m’a remis tout un dossier sur l’histoire des kabyles qu’il a trouve a la bibliotheque universitaire. Felicitations dr helene hagan. J’admire votre multiculturisme et votre multilinguisme.hadira
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique19 avril 2003, par :-)>
.....je suis berbere pour qu’on me demande de preciser si je suis kabyle,tergui,etc...
C’est une façon très polie et courtoise de vous demandez de ne pas les prendre pour des imbéciles plus longtemps... La vision du mirage berbère n’est pas à la porté de tous !
Européen cela ne signifit pas Français systématiquement. Berbère ne signifit pas kabyle en particulier. Les berbère veulent bien être confondu avec les Européens mais certainement pas avec des Arabes... vous avez le droit d’être xénophe, sectaire, mais n’avez pas le droit morale de forcer l’opinion d’autrui de cette facon. Tous les Américains ne sont pas des crétins loin de là...
Pour vos dénominations ethniques : http://www.ethnologue.com/show_country.asp ?name=Algeria
Vous comprendrez aisément pourquoi je répond d’office : KABYLIE in Algeria Classification : Afro-Asiatic, Berber, Northern, Kabyle...
:-)>
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique19 avril 2003, par hadira"les breberes veulent etre confondus avec les europeens mais certainement pas avec les arabes" "Tous les americains ne sont pas des cretins" "vous avez le droit d’etre xenophobe mais vous n’avez pas le droit de forcer l’opinion d’autrui." Les americains n’ont pas besoin de prouver leur intelligence. Il est tres regrettable de votre part de venir sur un site purement culturel etaler de facon tres agressive votre tendance a la haine vis a vis des personnes qui emettent un avis sur la recherche se rapportant a la civilisation berbere. je crois que j’ai bien precise que les chercheurs americains ont une profonde connaissance des differentes cultures existantes y compris la culture berbere. et si dr helene hagan a choisi l’amerique pour sa recherche c’est qu’elle l’a fait en connaissance de cause. c’est uniquement dans les universites americaines qu’elle peut avancer dans ses travaux.je suis kabyle comme j’aurais pu etre congolaise ou suedoise. je n’en fait pas du tout un probleme du lieu ou je suis nee et du lieu ou je vis. vous versez dans la politique et je suis desolee mon cher monsieur de vous dire que je suis profane en la matiere et c’est un sujet qui ne m’a jamais tente. je vous remercie pour votre courtoisie m’invitant a votre site.Encore une fois, je n’aime pas polemiquer sur les themes politiques,ca me depasse.Mes salutations les plus fraternelles. hadira
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique22 avril 2003, par La KaByLiTé
Il est d’être transparent de la courtoisie, en disant sans détour : je suis "Kabyle"...
Rien à dire, ni à redire.
Le mot "berbère" n’est pas le nom d’une ethnie spécifique, mais tout simplement le nom d’une famille de langue. Les Kabyles pense "kabyle" disent et écrivent... "berbère". C’est pour cette raison que l’on vous demande de préciser et moi cela me tape sur les nerfs. Je préfère et souhaite entendre ma SOEUR Hadir répondre avec tact : "kabyle"... (et non pas "berbère", réponse d’orphelin...) S’il vous questionne récitez-lui la définition du dictionnaire.
Cela n’était pas de la polémique, ni de la politique, ni de la religion, c’est l’éthymologie du mot "berbère" qu’il faut connaître.Certains illéttrés sans scrupule l’utilisent à la place de "kabyle" volontairement, comme par provocation. Les mêmes goujats ne disent pas "kabyle" à la place de "berbère" ou "amazigh". Les mêmes mégalomanes veulent que tous les Kabyles nient leur identité au profit celle "berbére".
Continuez donc à dire que vous êtes Kabyle. Vous n’en serez que plus crédible et estimée de tous...
Fraternelles salutations.
La KaByLiTé
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique20 avril 2003, par Atlansen
Dans une école, dans une classe, on regarde toujours vers le meilleur élève, celui éduqué qui travaille le mieux, on rit du cancre, ou on le plaint, mais on recherche pas son expérience, ni ne veut essayer de lui ressembler. Pareil pour l’Arabité, elle est le "cancre" du monde et l’ONU - tant réclamée par les arabes (et les français) - a elle même montré du doigt les retards inacceptables du monde arabe en terme de droits humains, d’éduquation, d’égalité sociale, de liberté...de la situation des femmes. Le monde arabe est à la traîne du Monde tout court.
Qui veut donc aujourd’hui ressembler à un arabe. Un mexicain basané métissé aux traits très arabes, allez lui dire qu’il est un arabe ou qu’il ressemble à un arabe, il vous ressucitera les aztèques et autres toltèques dans un interminable exposé.
Pourquoi veux-tu qu’un Berbère soit confondu à un arabe ? Les Berbères ne cherchent pas à ressembler à des européens, ils paratagent tous simplement un pan entier de leur histoire matérielle et spirituelle avec eux, depuis la nuit des temps, ce que les arabes eux n’ont pas partagé. Un berbère est un berbère, et bien sûr que les américains ne sont pas de crétins, tu le dis si bien, ils savent en Irak qui est saddamite et qui est Kurde. Et les Kurdes ne sont pas et ne veulent pas être des arabes eux non plus, tout comme les Perses, les Turkmen...
Alors pourquoi voudrais-tu que les descendants des Sévères, Macrins, Juba, Saint-Augustin, Tertullien, Cyprien, Donat se confondent à des arabes ? Pourquoi veux-tu les séparer des européens tant ces derniers ont été soit dirigés soit influencés par des Berbères d’autre fois ?
Les Berbères reconnaîtront leur part de culture arabe que lorsque l’impérialisme arabe arrogant et actuellement plus que rétrograde (même version laïque) aura définitivement disparu, lorsqu’il y aura suffisamment de recul et de rationalité chez les arabes. Il n’y a pas que vos "ennemis" israeliens qui "occupent" une terre revendiquée (à tord selon l’histoire, les arabes viennent d’arabie point barre) par les arabes. Les arabes occupent et dominent par leur sous développement bien d’autres contrées dont notre Tamazgha. Cela est-il justifiable selon toi ? Un arabe vient d’arabie et est chez lui en arabie, le reste n’est que leg d’empire. Un Berbère arabisé, c’est de l’assimilationisme au forceps. Alors dans ce cas autant s’assimiler à un européen, dont aujourd’hui la culture est plus proche des idéaux fondateurs de la civilisation Berbère que ceux du monde arabe d’aujourd’hui, phallo-théo-nihilo, en prime, sous developpé.
En attendant, les Imazighen Chawis, Kabyles, Chleuh...ainsi que leurs amis améicains qui connaissent leur(s) culture(s) te disent M...
Du fonds à la surface de ma pensée, Atlansen.
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique20 avril 2003, par Kavayli
En attendant, les Imazighen Chawis, Kabyles, Chleuh...ainsi que leurs amis américains qui connaissent leur(s) culture(s) disent M...
...à Sévères, Macrins, Juba, César, Jésus, Saint-Augustin, Tertullien, Cyprien, Donat, Mahomet, Hitler, Franco, etc...
Kavayli
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique29 avril 2003, par Atlansen
Qu’est-ce que tu veux dire par là ignard et renégat, nihiliste et tu oses signer "kavayli", tu n’es qu’un baatiste déguisé en berbère qui dit M..aux aïeux berbères. Tu n’apportes rien au site hormis l’injustifiable. Mais en fait tu n’es qu’une frange de l’ennemi, celle d’une bonne partie des algériens perdus et sans identités qui crachent sans distinction sur tous leur passé. Les "staliniens" devenus "baatistes" mais toujours effrayés par la réalité de la civilisation amazighe en pays amazigh. K.V. va !
Atlansen M..... et re M.... aux M....eux.
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique18 avril 2003, par belaid mouloudj,etudiant en Histoire à l’université de lille 03,LIlle, Franceje suis trés heureux de voir des chercheurs trés illutres dont fait partie le DR Helene Hagan se penchaient sur l’histoire de notre afrique,patrie des premiers hommes,que les soit-disont chercheurs de l’ecole coloniale française ou arabe ont tant meprisées et classées dont le dernier rang.cette contribution à la demistification de notre Histoire qui est aussi l’Histoire de l’humanité sera d’un grand apport(decesif) à la prise de conscience des berberes de leur Histoire,de la grandeur de leurs ancetres et enfin les liberer de l’oppression de l’Histoire officielle(combien fausse).le parcours est encore long et difficile.le travail qui nous attend est de longue haleine.mais je pense que revoir son passé,l’apprehender,le comprendre est la meilleur façon d’aller de l’avant,d’etre libre,tout simplement d’exister.je tiens à encourager tout chercheur qui va dans ce sens et à remerçier DR Helene pour cette contribution qui eveillera surement certains esprits perdus ou reticents.
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique15 avril 2003, par karim
salut l’équipe de k.com ; je suis heureu d’avoir des articles comme celui la dans notre site des imazigen , voila comme ca on peut aller loin de notre revendication , et comme ca on peut aussi informé les gens qui poura faire un aide , mais une petite remarque c’est que il faut laissé ces messages la important pandant 15 a 20 jours pour qu’il soit vu par bcp de monde , puisque l’internet chez nous comme vous le savez est peut chere alors poue que on donne cette occasion a chaqu’un de nous de le lire , merci pour une fois pour l’équipe de k.com ;
karim le kabyle ; akbou ( taifa )
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique12 avril 2003, par Atlansen
Tout à fait au sujet des anciens Egyptiens.
Déjà en matière de linguistique, science encore basée sur l’arbitraire et la lignée biblique (sémitique pour fils de Sem, chamitique pour fils de Chem !!!) le rapprochement entre l’égyptien ancien et les parlers amazighs d’oujourd’hui n’a pu être occulté ni même nié, à tel point que malgré l’arbitraire "chamito-sémitque" (les Egyptiens fils de Cham ? cela ne veut rien dire lorsque l’on parle et d’une, d’Histoire, et de deux, de science) l’égyptien ancien et le(s) berbère(s) sont très proches parents. De plus, nombre de recherches actuelles d’une part sur les Berbères et d’autre part sur les Egyptiens anciens, sans rapports réels les unes avec les autres, mettent en évidence la notion de civilisation (révolution) néolithique dite protoberbère, tributaire du climat fortement perturbé de l’époque (d’où les migrations des nord-africains en Afrique du Nord), migrations qui sur les bords du Nil, associées aux autochtones negroïdes, forma le socle Egyptien. Phénomène simiaire le long de la frange sud du future tanezruft (Sahara) avec les populations noires.
D’où la diversité ethnique qui étonne tant les chercheurs au vu des gravures rupestres et leurs pendants bas-reliefs chromés egyptiens. Qui n’ pas posé la quéstion sur la couleur des Egyptiens anciens : étaient-ils noirs, blancs (Ramsès II était un roux !), basanés ?...Il suffit de voir la diversité actuelle des peuples Berbères pour avoir une idée de la réponse...ni noirs ni blancs mais du noir au blanc tout simplement. De même il reste à confirmer dévinitivement le terme "angham" (lire "anaram" sans rouler le "r"), pyramide en egyptien (via le copte), devenu "el haram" en arabe qui n’est autre que les "agharm" ou "agham" actuels en berbère désignant les grandes formations pyramidales des constructions en terre : l’énorme Agham de Timimoun (appelé Agham même par les locaux et dit "ksar" (terme arabe pour palais) depuis la colonisation française) par exemple, ou encore les Tighremt marocaines (maisons fortifiées à quatre tours d’angles à l’allure pyramidale) que les guides touristiques nomment sous la bienveillance des autorités arabo-marocaines "kasbah" (terme arabe pour citadelle) ou "Ksour". Anagham, Agham, Agharm, Igherm, Ighrem, Tighemt, Tighremt, Tighermt, Taghamt (on pourra y inclure l’Axxam kabyle) est un même terme, qui sans vouloir signifier effectivement "pyramide" doit signifier une construction monumentale solide et de grande hiérarchie, voire à valeur centrale et symbolique.
Le terme arabe de "ksar" peut nous mettre sur la piste même du terme berbère aux radicaux "Gh R M", sachant que tout "Ghrm" a été littéralement traduit par "qasr" par les chroniquers et géographes arabes du Moyen-Age : de Louxor (el qusur) pour les temples de Karnak en Egypte aux "Ksour" marocains via l’agham "Ksar" de Timimoun en Algérie...
Voilà que l’aire géographique berbérisante se voit encore reconstituée, même via l’arabe.
Mais il faut insister sur le fait que le peuple Egyptien ancien ne peut être considéré littéralement comme Amazigh, mais plutôt comme très proche parent. Imazighen et Egyptiens anciens, nord-africains, ont incontestablement la même origine, les premiers n’étant pas les ancêtres des seconds, et vice versa. Il s’agit de branches différenciées très tôt dans le temps, sachant que l’Egyptien ancien est mort sans laisser de langues modernes dites "tamazight", tant le copte moderne n’est pas identifié comme un parler berbère contrairement aux parlers de Siwa et bien d’autres oasis de l’ouest egyptien.
Mais le résultat est là, en terme d’héritage, les berbères modernes sont les plus proches héritiers, mais je dirais "héritiers inconscients" de l’Egypte ancienne que les grecs, les egyptophiles français actuels, les hébreux authentiquement sémitiques (ceux-ci ont-ils peut être repris le monothéisme atonien de l’époque où ils étaient les esclaves de la cour d’Akhnaton dans sa capitale nouvelle : Akhetaton, Tel-el-Amarna ectuelle) ou voire même une bonne majorité d’Egyptiens actuels.
Je n’ometterais pas non plus de signaler les similitudes rituelles que l’on retrouve encore vivantes aujourd’hui en Tamazgha (culte des morts, qurante jours de la tombe, des interdits alimentaires, des mots tabous, les croyances en esprites gardiens, les chiens "juges", la place du bélier (relique d’Amon de Siwa, devenu l’Amon Râ d’Egypte), l’oeil épiant (aujourd’hui devenu le symbole contre le mauvais oeil avec l’image populaire d’un oeil incrusté dans la main dite de "Fatma", islam oblige) qui était alors l’Oeil de Rê le tout puissant....la couleur bleue cobalt et sa "noblesse" (voire son rôle dans tout le sud marocain et algérien actuels jusqu’à l’image de l’Homme Bleu) et sa présence dans la chromatie sacrée et royale des égyptiens (bleu lapis lazuli des pâtes vert ornant le Némes....).
Gageons qu’un jour nous puissions reconstituer le plus fidèlement possible les palais royaux égyptiens, alors faits de terre (et non de pierre comme pour les temples), pour découvrir la parenté architecturale de ces derniers avec les monuments de terre encore debout dans toute la Tamazgha, notamment les tours, les portiques et les seuils. Avant d’aller voire du côté du Yémen, il faudrait donc d’abord faire halte en terre d’Afrique, sur les bords du Nil, pour voir que sur les bords de l’Atlantique, sans être de simples descendants de l’architecture égyptienne, les Ighamen ou Tighremt sont plutôt leurs cousins directs encore vivants, l’architecture pluri-millénaire de l’Afrique du Nord, l’Agham bâti de la main des Hommes alors unis, en lieu et place des grottes-abris, devenue la demeure des morts, des éternels. La signification sociale même de la pyramide avant d’être la tombe, ou la voie vers l’au-delà, la grotte noire, du souverain defunt.
Atlansen.
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> Helene Hagan : Le déclic de la mémoire Amazighe en Amérique28 novembre 2003, par Albert Anziano
Bonjour,
Je trouve votre intervention très intéressante et très riche en arguments. Cependant, pourriez-vous me donner des éclaircissements sur certains points :
- Le chamito-asiatique, afroasiatique, etc... inventé par le Pr. Greenberg n’a semble-t-il jamais été reconstruite par la méthode Saussurienne (utilisée dans la reconstruction de l’indo-européen). Par contre, on parle souvent d’influences entre l’Egyptien et le Berbère mais surtout de façon unilatérale (de l’égypte vers le berbère et non l’inverse qui serait surprenant tant leur écart au niveau culturel, politique et économique était important dans l’antiquité)et sur des mots d’emprunts. Ces mots égyptiens que l’on retrouveraient chez les berbères s’expliqueraient alors par l’hégémonie économique, politique (conquête de Thoutmosis III par exemple), culturelle,etc... de l’Egypte ancienne. Ensuite le copte est reconnu par les égyptologues comme la vocalisation de l’égyptien pharaonique et comme son unique héritière. Elle n’est pas une langue Berbère donc a fortiori l’égyptien n’est pas du Berbère. Mais s’il existe une explication avec démonstration de l’origine commune du berbère et de l’égyptien ancien, j’aimerais que vous me la présentiez et je pense que l’egyptologue recevra sans doute un prix Nobel.
- Dans de nombreux textes sacrés égyptiens, la direction du Sud est toujours et rigoureusement indiquée comment étant celle menant vers les ancêtres. Les divinités comme Osiris et Isis sont issus de la Haute Egypte. On ne saurait apporter assez d’éléments pour justifier que la civilisation égyptienne s’est opérée de manière sud/nord, c’est-à-dire en descendant la vallée du nil. ex. : une étude du niveau de la mer a montré l’antériorité de la haute égypte par rapport au Delta. Ceci comme pour confirmer les propos d’Hérodote d’Halicarnasse qui, en étudiant le Delta, avait émis l’hypothèse que la terre du Delta avait été apporté par le Nil lui même. On rejoins ici le surnom de l’Egypte comme "Don du Nil".
- Pourquoi l’égyptien tournerait-il le dos à ses "ancêtres proto-berbères" ? Par quel moyen renverser cet axe SUD/NORD ?
- du point de vue des réalisations architecturales, pourquoi n’y a t-il pas ces pyramides dans l’ère culturelle Berbère ? Sachant qu’il existe, encore aujourd’hui, plus de pyramides en Nubie qu’en Egypte et qu’en Egypte même les pyramides sont concentrées dans le sud du pays. Je suis persuadé que tout peuple qui se déplace garde le souvenir de son lieu de départ. Il en est de même pour les hiéroglyphes : tous les signes recensés (plus de 800 dans les grammaires classiques et plus de 5000 chez les spécialistes) représentent la nature de la vallée du Nil qui prend sa source en Afrique noire comme vous le savez.
- Pour finir et je m’arrêterai là, pour ce qui est des similitudes rituelles, il apparait que l’Egypte est la première à être entrer dans la civilisation. Il s’en suit logiquement que les autres cultures, alors à l’état barbare, se sont servi allègrement dans les coutumes raffinés de l’ancienne égypte, même sans savoir pourquoi (ex. : les juifs et les arabes y ont adopté la circoncision de par le patriarche Abraham). C’est d’ailleurs ce que nous faisons aujourd’hui envers la civilisation occidentale. Mais contre-exemple : prenez le billet de 1$ américain, vous y trouverez l’Oeil de Rê ! Pensez-vous que les américains soit des déscendants des égyptiens ?.
- Quels sont réellement les traits culturels, historiques, sociologiques, archéologique, philosophique, etc... qui pourraient rattacher les berbères à la civilisation égyptienne antique (de façon intrinsèque) ?
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